Grand-papa,
Depuis ton départ, le monde est devenu un plus sombre, un peu plus terne. Lorsque tu es monté au ciel, je suis certain que le ciel est devenu plus bleu, les étoiles plus brillantes et qu’ici bas l’herbe a perdu un peu de sa verdure. Tu sais ton départ laisse un grand vide dans nos cœur mais sache que jamais nous n’oublierons ton merveilleux sourire, tes petites taquineries et l’homme d’honneur que tu etais. On m’a demandé de te faire un dernier hommage, mais pour être sincère avec toi, je ne sais vraiment pas comment qu’un homme comme moi pourrait rendre comme il se le doit la grandeur de l’être que tu es. J’ai passé toutes les nuits de cette semaine assis devant mon écran à me demander ce que j’écrirais pour tous ces gens, pour leur rappeler qui tu es réellement et pour appliquer un peu de baume sur leur cœur. Hier, je pense que j’ai compris comment tu souhaite qu’on se rappelle de toi. Au fond, tu es un homme assez simple, tout ce que souhaites c’est que les gens autour de toi soit bien, soit heureux. Je peux dire sans équivoque que tu es un modèle pour les autres hommes autour de toi; j’ai rarement vu un homme aimé sa femme comme tu aimes grand-maman. Je me rappelle encore de votre cinquantième anniversaire de mariage au St-Hubert, tu t’étais levé pendant le toast qu’on vous consacrait pour chanter une chanson d’amour à ta bien aimée. Je n’ai jamais vu autant de tendresse dans les paroles et d’amour dans les yeux d’un homme. Je ne sais pas vraiment comment tu étais avec ma mère et mon oncle, ni avec ta famille et tes amis, mais grâce aux moments que j’ai passés auprès de toi, je peux dire ce que tu es pour moi. À toutes les époques de ma vie tu as été présent; pendant mon enfance tu ne ratais jamais une occasion pour nous gâter moi et mes frères. J’ai vieillis et l’adolescence m’a rentré dedans comme un coup de poing, j’ai vécu une panoplie de moments difficiles et chaque fois que ça allait mal partout où j’allais je savais que j’avais juste à descendre la rue et venir vous voir toi et grand-maman. Tu étais toujours là pour m’écouter parler et me dire que ça finirait par aller mieux, que ça fini toujours par aller mieux. Je sais que t’es un homme sage, je sais aussi que tu es un mari et un père aimant, je sais encore mieux que tu es un grand-père comme on n’en voit plus.
C’est en ces termes que nous devons te laisser t’envoler vers de meilleurs horizons, vers un monde plus lumineux où tu pourras t’assurer de notre bien-être. Je sais qu’un jour la douleur va s’amenuiser et que lorsque je vais penser à toi c’est un sourire qui s’affichera sur mes lèvres, car je sais que maintenant tu te reposes. Même si aujourd’hui on souffre tous énormément, je me console en me disant que dans le fond : on va se revoir bientôt.
D’ici là, veille bien sur nous grand-papa, mais surtout n’oublie pas de prendre soin de toi aussi.
Je t’aime
Vraiment beau bravo!