Lorsque j’avais 15 ans, j’ai voulu te décrocher la lune pour te l’offrir. Pour la sertir sur un anneau céleste qui se serait accrocher à l’un de tes doigts, les étoiles peuvent en témoigner. J’ai marcher plusieurs nuits entières, tentant de m’en approcher le plus possible pour être en mesure de l’avoir à porter de la main, en vain. J’ai courru, sauté et j’ai même hurler à n’en perdre la voix pour qu’elle entende ma plainte et qu’elle se penche vers moi et que je la vole au ciel étoilé, tout ça pour toi. T’étais l’amour de ma vie, le premier, et je souhaitais tellement que tu sois le dernier aussi. Je voulais t’offrir le monde, mais le monde était trop grand et trop lourd pour que je te l’apporte. En plus, t’aurais problablement pas eu assez de place dans tes tirroirs pour le ranger et le garder précieusement. Je me suis vite fatigué à courrir après les plus grandes merveilles du monde pour te les offrir, j’ai même jamais réussi à te donner la plus petite des gigantesques splendeurs que je te dédiais, en vain. Je me suis alors arrêté et je me suis couché sur le gazon au fond de ma cour, fixant avec rancoeur cette lune que je t’avais promise et que je n’avais jamais réussi à te rapporter. Si au moins elle m’avait dit un mot, ou deux, pour que je saisisse, pour que je comprenne ce qui était au fond si simple. Malheureusement, nos chemins se sont séparés, sans que je ne puisse jamais te montrer à quel point tu m’étais cher. La lune a donc continuer son cycle sans se soucier de moi, même si elle ne l’avait jamais vraiment faites, et toutes ces choses que j’aurais voulu t’offrir sont rester impassible devant les intempéries du temps.
J’ai maintenant 21 ans, on peut presque dire que je suis un homme. J’ai accomplis maintes choses au cours des années qui nous ont séparées et toi aussi tu as fait de même. J’ai aucun doute sur le fait que tu as apporté du bonheur à toutes les personnes qui ont été en contact avec toi. J’ai aujourd’hui la chance de pouvoir t’embrasser et de sentir, presque chaque soir, ta respiration régulière contre mon corps. Je suis heureux. Encore une fois j’ai l’impression que je dois te montrer à quel point je tiens ce que nous avons à coeur, à quel point, à mes yeux, tu surpasse les sept merveilles du monde. À quel point ta lumière m’éclaire plus que celle de la lune et du soleil réunis ensemble. Je suis donc sorti à l’extérieur pour m’entretenir avec la lune une fois de plus, m’asseyant cette fois sur un tapis blanc, puisque c’est l’hivers. La grande aiguille sur ta montre a fait plusieurs fois le tour complet des douze chiffres avant que je n’ouvre enfin la bouche. Pour ne rien dire. Je n’ai plus 15 ans et je veux maintenant que la lune reste où elle est là-haut dans le ciel. Je ne veux pas parcourir le globe entier pour trouver les plus beaux trésors à te rapporter. Maintenant, je comprend que tous ces présents auraient été futiles. La lune peut bien rester tout en haut au dessus de nous, elle nous éclaire lorsque nous nous aimons et elle me permet de te voir, c’est le seul cadeau que je pourrai jamais souhaiter avoir d’elle. Lorsque je me suis relever, en la remerciant au fond de mon coeur, j’ai senti sa chaleur au plus profond de moi-même. Je suis retourner dans la chambre sur le bout des orteils pour ne pas te réveiller et je me suis recoucher à tes côtés, te protégeant d’éventuels cauchemards ou craintes que tu pourrais avoir. Tout doucement, j’ai poser ma main sur mon coeur et ensuite sur le tien. C’est ma lumière que je t’offre, pas celle de notre lune argentée, une petite lumière fort probablement beaucoup plus faible que celle de la lune là-haut dans le ciel. Cette lune qui éclaire chaque nuit les âmes perdues et les amoureux à travers le monde. Moi, la lumière que je t’offre est juste assez brillante et forte pour éclairer ton coeur tout entier et chasser les démons qui peuvent s’y réfugier, juste assez forte pour se battre pour toi et t’éclairer jusqu’à la fin. Je t’aime, du plus profond de mon coeur.
Alex